Edition béninoise: plus de 30 journaux en temps réel !
Revue de presse Lettre ouverte Conseil des ministres AfriqueCultureDiplomatieEconomieEditorialEducationLe MatinalLiens UtilesMondePolitiqueRubriquesSantéSanté & EnvironnementScience et TechSociétéSportArchives Futu Xélu !! 
Populaires en ce momentPatrice TalonSoumanou OkéAdrien HoungbédjiMathurin Nago

Pertubation des répliques de Adjavon et de l’U.N : « Les partisans du Bénin profond » déjà à Cotonou ?

Auteur: - Indexé le dans Politique.
Applications mobile iOS et Android
Pharmacies de garde dans plusieurs pays africains
Et bien d’autres fonctionnalités!

Pertubation des répliques de Adjavon et de l’U.N : « Les partisans du Bénin profond » déjà à Cotonou ?

Je ne pensais pas faire cas de ce que j’ai vu ce matin du vendredi 03 août 2012 à la conférence de presse de Sébastien Adjavon. Mais lorsque j’ai appris que des individus ont tenté d’empêcher la tenue de la conférence de presse de l’Union fait la Nation, c’est un devoir pour moi d’en parler.

Images insolites pour une conférence de presse

Alors que la conférence publique animée par Sébastien Adjavon et son staff était en cours, deux hommes (dont l’un, bien que n’étant pas journaliste est présent à  toutes les grandes sorties médiatiques…) sortent de la salle de conférence « Béhanzin » de l’hôtel Azalaï. Quelques minutes plus tard, le deuxième moins connu, rentre dans la salle suivi de quatre ou six jeunes hommes à l’allure étrange : culotte et débardeur ayant connu des jours meilleurs, cheveux en broussailles, yeux hagards. Tout laisse croire que ces jeunes ont pris leur dernière douche il y a bien longtemps. Aussitôt ils commencent à parler une langue qui n’est ni le français, ni l’anglais, ni le fon, ni le yoruba, ni le mina, le goun… (Les quelques langues courantes audibles et compréhensibles pour moi) et ceci à très haute voix. Cette attitude indécente dans une salle abritant une conférence de presse, a attiré l’attention des hommes et femmes de médias qui n’ayant pas eu de place assise, s’étaient entassés, debout à l’arrière de la salle. Quelques uns ont invité les nouveaux arrivants à parler à voix basse à défaut de se taire. Après les premières invites au silence, l’un des jeunes lance à quelqu’un qui lui a tapoté l’épaule, dans un fon approximatif  mais d’un ton menaçant:  » Tou djin na dô nou do fi din » Entendez :  » ce sont les armes qui vont tonner ici maintenant« . C’est alors qu’un homme d’un certain âge se leva vivement et vient tirer par la main, le premier des jeunes perturbateurs à sa portée. Galvanisés, les journalistes suivent l’exemple.  Celui parmi les jeunes qui semble être le chef de bande et qui s’était mêlé à la foule des invités un peu plus loin, a été démasqué>

Alors qu’il traînait les pas refusant de sortir, un confrère (dont j’ignore le nom) taille moyenne teint clair, lui administra une gifle assez sonore. La casquette  multicolore que portait l’indésirable se retrouva aussitôt au sol. Conduit manu militari hors de la salle, l’unanimité a été faite pour qu’il soit gardé ainsi que ses autres compères jusqu’à l’arrivée de la police. De nombreuses personnes présentes tiraient la conclusion selon laquelle, ces jeunes hommes étaient en mission. L’homme qui les avait introduits essayait en vain d’arrêter la pression physique et verbale à laquelle ses « amis » étaient soumis. Une fois en bas, alors qu’on les interrogea dans la petite salle servant de guérite à l’entrée de l’hôtel, le bonhomme qui les avait fait entrer dans la salle, se dirigea discrètement vers une moto « Dream » de couleur rouge qu’il démarra. Deux ou trois mètres plus loin, il s’arrêta pour parler à un homme assis au volant d’une voiture. Un des hommes de Sébastien Adjavon le reconnu et l’interpella. Sans se retourner, il démarra en trombe. L’homme assis dans une voiture fut pris à partie. A toutes les questions qu’on lui posait, il répondait par la même phrase : «  C’est une connaissance, je l’ai vu avec du sang au bras et je lui ai demandé ce qu’il avait c’est tout ». Faute d’avoir mieux, la douzaine d’invités d’Adjavon se rabattirent  sur la guérite où étaient gardés les hôtes inattendus…

Autre décor, autres acteurs et scène presque identique

Selon les recoupements faits, la conférence de presse annoncée par l’Union fait la Nation pour l’après midi de ce même vendredi 03 août 2012 au Codiam, a été fortement perturbée. Un témoin raconte et se questionne : « J’étais allé suivre la conférence de presse de l’UN. A ma grande surprise, des bandits ont rempli la salle aux 3/4 et scandaient Yayi Oyéé et insultaient à tout va alors que la réunion na pas encore commencé. Au finish la conférence n’a plus eu lieu. Est ce les gens du Benin profond promis par Yayi ou des désœuvrés de Zongo? ». Un autre témoin ajoute : « … Militaires en civil, femme et autres badauds…ils étaient déjà chez Adjavon le matin…ce sont eux qui tentent d’empêcher les « politiciens médiocres » de réagir…ils sont venus en voiture. La police est venue sur les lieux mais l’U.N a décidé d’aller tenir sa conférence de presse au domicile de l’un de leurs leaders… »

Mais aux dernières nouvelles, les ténors de l’U.N se seraient retrouvés au domicile du Président Bruno Amoussou pour donner la réplique aux déclarations faites par le Chef de l’Etat lors de son mémorable  entretien avec la presse au soir du 1er août 2012. Faut-il le rappeler, Boni Yayi dans un excès de colère avait laissé entendre que ceux qui veulent créer l’insurrection auront en face d’eux ses gens qu’il fera venir du Bénin profond. « …ils vont s’affronter et on va voir » avait déclaré le Chef de l’Etat.

Francis Z. OKOYA

.
Cet article a été relayé par un programme informatique depuis le site de La Tribune de la Capitale. Jolome News n'offre aucune forme de garantie sur le contenu de cet article.

Ajouter votre commentaire


Publicité -  Jolome Bénin © 2007-2014 - news (arobase) jolome.com