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Un champ de coton au Maep ???

Auteur: - Quotidien Nokoué - Article original. Indexé le .
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Un champ de coton au Maep ???

Un député dans un champ de coton dévasté par des parasites d’un côté. Un ministre de l’agriculture en exultation devant le record d’emblavure cotonnière face à des journalistes dans un bureau de son ministère de l’autre. A priori, rien de bien préoccupant si l’un ne voulait pas démontrer une faute de l’autre et vice versa. Quelques difficultés de décryptage dans le parallélisme des formes sur les méthodes. En effet, le député Bani Samari, de la majorité présidentielle parlementaire, a été vu sur le terrain, chez lui, à Banikoara, appuyé par des images poignantes. Le ministre Sabaï partageant le même bord politique et le même bled que le député alarmiste préfère les bureaux cossus de son ministère au témoignage de terrain. Proclamations passionnées depuis le « bureau de coton » contre le visuel sur les chaines de télévision des vrais champs au cœur du cotonland par excellence. Peut-être que le démenti sur site est en préparation, si possible à bord de l’hélicoptère présidentiel réquisitionnable désormais par le Maep pour raison de révolution verte.


Si l’objectif des deux protagonistes était d’alourdir davantage une atmosphère très pesante sur la campagne agricole en cours, ils ont réussiPuisqu’ils ont pu établir formellement que l’un d’entre eux ne dit pas exactement la vérité aux Béninois. Soit le député, à la recherche d’on ne sait quelle posture, aurait monté de toute pièce l’agonie de cotonniers prétendus parasités. En d’autres termes, ces fameux champs atteints faute d’insecticides n’auraient jamais existé. Le metteur en scène parlementaire se serait fait aider de reporters au service d’organes de presse tous aussi pervers. Ou au contraire, c’est le ministre qui, bien que conscient de la réalité grâce à ses nombreux agents et collaborateurs agissant sur le terrain, préfère faire dans la langue de bois. Il se serait alors limité à reconnaitre sur le bout des lèvres l’insuffisance des insecticides nécessaires sans jamais admettre que les bêtes indésirables sont déjà passées à l’assaut des plantes. C’était plus important pour lui d’embrayer à nouveau sur les emblavures record depuis près d’une quinzaine d’année. On pourrait même déceler un cynisme décapant lorsqu’il sollicite une « trêve » de dénonciation jusqu’en octobre. Une sorte de bonus de quelques mois, le temps de prolonger un peu plus le séjour au sein du gouvernement avant que le pot aux roses n’apparaisse au grand jour et ne provoque le courroux du patron abusé.

Dans un cas comme dans l’autre, quelqu’un ment entre les deux : le ministre ou le député. Le fait pour eux tous d’être membres de la mouvance présidentielle en rajoute à la décadence au sommet. Il n’y a aucune joie pour un citoyen d’avoir à choisir entre deux versions contradictoires de deux personnalités de la République sur un sujet aussi sensible que le produit de rente supposé générateur de devises pour le budget national et qui occupe une grande partie de la population. Mais au-delà, toutes les autres composantes de la majorité en prennent un coup pour leur crédibilité. A moins que ce ne soit là une lutte de pouvoir entre des personnalités en rivalité dans une même zone électorale. Guéguerre qui affecte malheureusement et directement les paysans et une grande partie de l’opinion publique.

A l’heure où tous les esprits sont au chagrin dans les champs de coton du pays, le ministre semble avoir fait son choix. Le démenti sur l’existence des parasites et la recherche de la quantité d’insecticide manquante. Si par contre les propos de l’honorable Bani Samari ont un quelconque intérêt, les propriétaires des emblavures atteintes auraient souhaité qu’on leur dise comment limiter les dégâts ou à défaut comment envisager leur dédommagement afin qu’ils ne se retrouvent endettés et plus pauvres qu’au début de la campagne. Accusations et démentis ne sauraient remplacer ni les insecticides ni les parasites (s’ils existent).

Qui dit vrai à la fin ???

Par Arimi Choubadé

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Cet article a été relayé par un programme informatique depuis le site Quotidien Nokoué. Jolome News n'offre aucune forme de garantie sur le contenu de cet article.

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