Le collectif «Sauvons le Togo» s’attaque à l’impunité
Le collectif « Sauvons le Togo » était, encore une fois dans la rue samedi 28 juillet. En plus de revendiquer des réformes, les manifestants protestaient cette fois contre l’impunité qui, selon eux, perdure. Les manifestants ont parcouru des rues de Lomé, avant de se recueillir sur la tombe d’un opposant, Tavio Amorin, tué en juillet 1992 à l’âge de 33 ans par les forces de l’ordre.
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Munis de pancartes pour dénoncer l’impunité, un seul leitmotiv pour cette foule déchaînée dans la rue : l’impunité doit cesser au Togo.
Raphaël Pandé Adjaré est avocat, et président de la Ligue togolaise des droits de l’homme (LTDH)Pour lui, « Il s’agit de commémorer ceux qui ont été assassinés. Et dans certains dossiers comme Tavio Amorin particulièrement, il y a des auteurs qui ont été identifiés, mais rien n’a été fait pour les inquiéter. Il faut mettre fin à tout ça ».
23 Juillet 1992, Tavio Amorin, 33 ans, membre du Haut conseil de la République, Parlement de transition de l’époque, est mitraillé à bout portant dans un quartier de Lomé. Sur les lieux du crime, on retrouve deux pièces d’identité appartenant à deux agents de la police togolaise. Depuis, ces deux agents n’ont jamais été inquiétés.
Alexandre Amorin, le frère de Tavio, espère toujours que ce crime ne restera pas impuni : « Ça veut dire que le peuple togolais a besoin de vérité et de justice. On parle de démocratie, mais le premier pas de la démocratie, c’est la vérité et la justice ».
Plus de vingt ans après le début du processus démocratique au Togo, plusieurs rapports ont été commandités par le gouvernement sur les crimes et les attentats ici ou là. Aujourd’hui, la question pour les manifestants dans la rue est que le gouvernement mette en œuvre les recommandations de ces rapports.