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Apres la mise sous mandat de dépôt en France d’Isaac Challa pour escroquerie : CAMILLE TOMAVO, NOËL KPAKPO , COFFI HESSOU ET CONSORTS RECHERCHES

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Apres la mise sous mandat de dépôt en France d’Isaac Challa pour escroquerie : CAMILLE TOMAVO, NOËL KPAKPO , COFFI HESSOU ET CONSORTS RECHERCHES

(Suite du film de l’arrestation de CHALLA)

Grâce à des indiscrétions, nous vous faisons connaître la triste réalité qu’est le quotidien de certains de nos compatriotes qui vivent en France. Ceux d’entre eux qui reviennent au pays avec l’apparence d’individus ayant fait fortune en Europe ne sont pas à loger tous à la même enseigne. La réalité est tout autre. La cybercriminalité en est souvent pour beaucoup. Actuellement, un puissant réseau constitué de Béninois vient d’être démantelé et l’un des cerveaux mis aux arrêts grâce à des preuves palpables comme des images de vidéo surveillance, entre autres …

Ainsi que nous vous l’annoncions dans la dernière parution, le seul élément du vaste réseau déjà mis sous les verrous est Isaac CHALLA dont quelques amis et parents se permettent encore de nous envoyer des menaces et des commentaires sur notre site sans se rendre compte de ce qui est réellement reproché à leur frère et ami. En effet, si le juge français des libertés et de la détention s’est vu contraint de signer un mandat de dépôt, le 19 mai 2011, contre Isaac CHALLA ce n’est pas par hasard. Né le 23 Mai 1982 à Cotonou de André et de Rhode CHADRAC, officiellement sans emploi et célibataire en France, ce natif de Diho (moins de dix kilomètres de Savè, fief des pro YAYI) avait donné du file à retordre aux policiers français. Et ce n’est pas non plus par hasard que le juge avait rejeté la demande de mise en liberté introduite par un avocat au profit de Isaac CHALLA. Ce dernier, malgré sa mise en cause formelle par deux de ses complices à savoir Monrayo THOO et S.A. a continué par nier les faits. Or, depuis sa fuite, de la chambre de THOO Monrayo, lors de la perquisition de celle-ci, la police ne l’avait plus lâché d’un pouce>

Ce suivi permanent permettra, d’ailleurs, à la police de savoir que ce Béninois d’origine effectuait des allers-retours avec des Mauritaniennes qu’il faisait rentrer sur le territoire français en prenant soin d’éviter des contrôles de police. C’est peu dire qu’entre les délits et Isaac CHALLA c’est une longue histoire. On saura également grâce à ses conversations téléphoniques que le même Isaac CHALLA continuait à commettre des escroqueries.

Il apparaissait également que le présumé délinquant (jamais condamné encore à ce jour) changeait régulièrement de numéros d’appels et qu’il multipliait les cartes prépayées ou faisait usage des lignes ouvertes sous les mêmes identités que celles servant aux retraits des mandats-cash. De toute évidence, il était aussi devenu difficile que la police arrive à identifier le logement du mis en cause vu que l’intéressé se faisait héberger chaque soir dans un appartement différent. Finalement, ce n’est que le 17 Mai 2011 que la police française est parvenue à interpeller le Franco-Béninois Isaac CHALLA. Selon d’autres sources, mais généralement informées, la police avait alors fait une découverte inédite : une puce téléphonique contenant 47 références de mandats-cash perçus sous différentes identités dont celle de OMARY Fabrice et DINETRUY Marguerite ! Quelles coïncidences ! On se rappelle déjà que le 26 novembre 2009, un passeport falsifié supportant la photographie de Isaac CHALLA et portant le nom OMARY Fabrice fut abandonné par un individu qui était venu retirer un mandat-cash au bureau de poste d’Antony-92. Que ce passeport avait servi à retirer 59 mandats pour une somme totale de 56.000 euros provenant d’escroquerie diverses.

Isaac CHALLA continue de nier l’évidence

Que des individus non identifiables aillent sur le site de notre quotidien pour prendre la défense de Isaac CHALLA n’a, en réalité, rien de surprenant. Pourquoi ? L’intéressé lui-même avait pris soin de nier toute participation aux faits à lui reprochés devant les officiers de police judiciaire. Isaac CHALLA est allé si loin dans la délinquance qu’il est même parvenu à ne plus se reconnaître en photographie sur les passeports saisis. Tout comme Isaac CHALLA va méconnaître son propre visage sur les images de vidéosurveillance des agences postales lors des perceptions de mandats-cash issus d’escroquerie. Est-ce sage pour Isaac CHALLA de nier l’évidence ? Visiblement, comme nous l’avions dénoncé, l’intéressé semble vouloir avancer l’argument selon lequel il fut impliqué dans des mésaventures qu’il ne maîtrisait pas. Toutefois, il est dores et déjà constant que la justice française met à l’actif de Isaac CHALLA 535 retraits pour un montant de 390.000 euros. Seulement, le préjudice global reste à déterminer étant entendu que le nombre total des victimes n’est pas encore connu quand bien même on saurait que 1.200 personnes sont dépossédées à environ 800.000 euros. Aux dernières nouvelles, la Poste est à pieds d’œuvre pour procéder à une évaluation précise du préjudice.

Qu’en pensent les autorités béninoises ?

Concrètement, c’est un nouvel épisode de la vie de Isaac CHALLA qui vient de commencer et c’est le lieu de tirer un coup de chapeau à la police française ainsi qu’à la justice de ce pays qui demeure une terre d’accueil des ressortissants de la planète tout entière. Malheureusement, cette affaire qui ne suscite pas encore la moindre réaction de nos autorités ne manquera pas cependant d’avoir des répercutions sur les relations entre la France et le Bénin. Déjà qu’il est un parcours du combattant pour les ressortissants des anciennes colonies françaises d’Afrique, comme le Bénin, d’obtenir le visa d’entrée en France on imagine ce que ces affaires sulfureuses risquent de provoquer. Croire qu’il suffit d’avoir la double nationalité ne suffira pas certainement pour échapper à des mesures qui feront très mal. Un jeune Béninois de la diaspora qui semble bien connaître ce milieu qui navigue entre la France et le Bénin confie sous anonymat que l’escroquerie sur Internet aura encore de beaux jours devant elle d’autant que les noms pré-cités peuvent ne correspondre à personnes. En effet, plusieurs personnes voire membres d’institutions de la république au Bénin possèdent souvent des passeports supportant leur propre photographie tandis que leur réelle identité ne figure pas sur ces mêmes documents. Comment est-ce possible ?

Ce miracle doit probablement se situer au niveau des services compétents du ministère de l’intérieur. En réalité, la cybercriminalité semble avoir contaminé l’administration et toutes institutions de la République du Bénin au point où des députés élus à l’Assemblée Nationale sont régulièrement issus de ce cercle très fermé, quoique de plus en plus élargi à des jeunes sans repères familiaux. D’ici à une décennie, le Bénin a toutes les chances de posséder l’une des plus solides faunes de prédateurs qui auront déjà transformé les autorités en leurs pantins. Sinon comment comprendre que dès le renouvellement de son mandat en mars dernier, les conseillers de Boni YAYI ne lui expliquent pas qu’il est risqué d’aller tenir un meeting dit de remerciement aux côtés de l’une des figures emblématiques de cette caste de prédateurs ? Pour la petite histoire, il faut avouer que les cybercriminels béninois ont toujours su positionner des pions sûrs dans l’entourage immédiat de nos chefs d’Etat. Ne dit-on pas que Isaac CHALLA serait proche d’un actuel député et d’un secrétaire général du gouvernement ? A suivre…

Claudine DEGLA

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Cet article a été relayé par un programme informatique depuis le site L'autre Fraternité. Jolome News n'offre aucune forme de garantie sur le contenu de cet article.

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