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Actualité dans le Mono : LES PARTISANS DE BONI YAYI DIVISES A HOUEYOGBE

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Actualité dans le Mono : LES PARTISANS DE BONI YAYI DIVISES A HOUEYOGBE

Alors que le chef de l’Etat, le docteur Boni Yayi a besoin plus que jamais que tous ses partisans soient en synergie d’action autour de lui pour les échéances de 2011, ceux du Mono et plus précisément de la commune de Houéyogbé préfèrent se livrer une guerre de leadership et se manger le nez entre eux.

S’il est vrai que Houéyogbé est une commune qui est tombée dans le giron de la mouvance présidentielle aux regards des résultats des élections législatives et municipales passées, il n’en demeure pas moins qu’aujourd’hui, les données semblent évoluer. Ceci à cause du comportement des partisans du président de la République qui, se considérant en terrain conquis, ont commencé par poser des actes qui éloignent les populations de la vision du changement.

De la guerre de leadership entre Tossou et Soussia

La lune de miel qui a longtemps existé entre le directeur national des marchés publics, Isidore Tossou et le Colonel des douanes Théophile Soussia s’est peu à peu transformée en une lune de fiel. Pour cause, chacun des deux ténors de la mouvance présidentielle voulait jouer les premiers rôles dans cette commune. On se souvient encore de leur complicité avant, pendant et après les élections locales de 2008 quand ils ont conjugué leurs efforts pour l’élection du  maire Olympe Glago. Pendant longtemps, ces deux personnalités ont œuvré ensemble autour des idéaux du changement. Mais depuis quelques temps, l’eau a coulé sous les ponts. Isidore Tossou et Théophile Soussia ne parlent plus le même langage. En dépit de ce que les deux soutiennent les actions du prince du changement, il ne fait l’ombre d’aucun doute qu’ils ont rompu les amarres. Chacun mène ses activités de son coté sans consulter l’autre. Selon les informations, ils ne s’adresseraient même plus la parole et on ne sait pas le rôle que le maire Olympe Glago joue dans cette affaire du moment où, faisant partie des trois personnalités les plus populaires de cette commune, il doit peser de tout son poids pour tenter une réconciliation entre les deux. Toute cette situation fait que les populations désemparées ne savent pas à quel saint se vouer. Elles ne savent pas qui suivre entre Tossou et Soussia au point où elles se préparent à faire l’ultime saut. Quitter les Forces cauris pour un Bénin émergent  (Fcbe) pour l’opposition.

De l’électrification anarchique des villages de Houéyogbé

S’il y a une situation qui fait jaser actuellement dans cette commune, c’est la volonté de Théophile Soussia de vouloir coûte que coûte procéder à l’électrification des localités de sa commune sans tenir compte des dispositions en la matière. Le Colonel  des douanes a procédé à la pose des poteaux électriques et s’apprêtait au raccordement sans l’avis de la Société béninoise d’énergie électrique (Sbee) et des autorités locales dans le village de Kédji toujours dans la commune de Houéyogbé. S’il est vrai que c’est une noble ambition que de vouloir électrifier les localités dépourvues de cette denrée indispensable, il n’en demeure pas moins que pour y parvenir, il est préférable de passer par les voies appropriées sans outrepasser l’accord de la Sbee>

Même l’origine des poteaux estampies Sbee est douteuse. Informée de la situation, la Sbee ne veut pas lâché prise en dépit des nombreuses démarches des émissaires de Soussia. Pour l’heure, nul ne sait si les poteaux enterrés seront déterrés. Selon les informations les leaders politiques de cette localité sont coutumiers de ce genre de pratique. On se souvient encore de ces ouvertures de voie sans tenir compte des données sur le terrain sans associer les autorités locales. Mais curieusement le maire Olympe Glago semble ne pas préoccuper de la situation. Ceci sans compter qu’en tant que première autorité de la commune, tout cela lui sera comptabilisé à l’heure du bilan à la tête de cette localité.

De la corruption au détournement du dernier de la commune

Les ressources financières de la commune de Houéyogbé sont essentiellement les recettes tirées des taxes d’exploitation des carrières de sable. Mais la mauvaise gestion aidant, les recettes qui avoisinaient entre temps les 60 millions FCFA en 2007 ont subitement chuté à 29 millions FCFA en 2008 à la prise de fonction de la nouvelle équipe municipale.  La nouvelle équipe dirigée par Olympe Glago a posé des actions qui ont permis de passer à 60 millions. Toutefois on espère qu’elle fera mieux. Mais la chose qui fait plus débat, c’est la mauvaise foi des cadres, des fils de Houéyogbé et des agents percepteurs en poste à Drè sans oublier celle des camionneurs. En effet, depuis quelques temps, il a été constaté la baisse des recettes d’exploitation des carrières de sables. Les enquêtes menées ont permis de se rendre compte que les percepteurs des différentes taxes, de mèche avec les conducteurs de camions se livrent à de la fraude. Pas plus tard que jeudi 4 novembre dernier, un nombre important de camions avait été arrêté à Gadomey dans la commune de Comé parce que les chauffeurs n’ont pas payé les différentes taxes à eux fixées par la commune de Houéyogbé. Mais contre toute attente, les populations de Drè se sont soulevées contre cette mesure. Pour quel motif, on ne pourra le dire mais si une population est mobilisée pour protester contre l’arraisonnement de camions en fraude, il y a de quoi se poser des questions. On est tenté de se demander quel intérêt les populations ont à soutenir les fraudeurs et les pilleurs de leur commune? C’est à se demander si les fils de Houéyogbé veulent vraiment le développement de leur localité? Il va falloir que les autorités locales prennent leur responsabilité afin de décourager à jamais ces pratiques qui arrièrent la commune.

De la gestion des dossiers de malversation par le maire Olympe Glago

A l’issue des élections locales de 2008, le conseil communal de Houéyogbé a été installé le 30 octobre de la même année. Mais ce n’est que le 15 novembre que le maire Olympe Glago et son équipe ont effectivement pris les clés de la mairie. Une fois dans ses fonctions, le nouveau locataire a cherché à voir clair dans la gestion qui est faite du patrimoine de sa commune. C’est ainsi qu’il a créé une commission ad’hoc sous le numéro 95/10/CH/SG lors de la session ordinaire du conseil communal du 25 mars 2009. Composée d’Etienne Akitomè, Abel Atou, Daniel Houangbè, Félix Dansou et Sabine Ganyé, cette commission était chargée de faire le bilan des services et patrimoines géré dans la commune de Houéyogbé sous l’ancienne mandature et ceci au cours des deux dernières années. Au terme des investigations, il ressort, selon le rapport déposé sur la table du maire Olympe Glago depuis 2009 que la commune a une dette d’environ 5 millions. Par ailleurs, un terrain de deux hectares acquis sans convention de vente estimé, à 1.500.000 FCFA en 2005 pour servir de cimetière à Doutou intrigue les enquêteurs. C’est au regard des conclusions du rapport que le conseil communal découvre une malversation de l’ordre de 12 millions FCFA.  Le conseil communal  autorisait le maire à agir quand une autre commission avait été mise sur pied pour enquêter sur l’exploitation du sable. Le rapport est d’ailleurs déjà déposé et fait état de plus de 440 camions qui ont été laissés sans qu’ils aient payés les taxes. L’inaction du maire est déplorée par les populations qui le trouvent trop débonnaire face aux différentes situations. C’est à croire que dans cette localité, on crée des commissions pour étouffer les affaires de malversations. On se souvient au temps du maire Cyriaque Domingo, une commission avait été mise sur pied pour élucider une affaire de 70 millions sans qu’il n’ait aucune suite. Il va falloir que l’actuel locataire de la mairie de Houéyogbé prenne ses responsabilités sans quoi, il court le risque de rencontrer des difficultés à la fin de son mandat comme le docteur Boni Yayi. Le laxisme observé dans la gestion des rapports déposés sur sa table est déploré. Affaire à suivre

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Cet article a été relayé par un programme informatique depuis le site L'autre Fraternité. Jolome News n'offre aucune forme de garantie sur le contenu de cet article.

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