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Entretien avec Hyppolite DASSI Président du MORBA : « LA GANGRENE CONTINUE D’AFFECTER LA MOUVANCE PRESIDENTIELLE A PORTO-NOVO »

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Entretien avec Hyppolite DASSI Président du MORBA : « LA GANGRENE CONTINUE D’AFFECTER LA MOUVANCE PRESIDENTIELLE A PORTO-NOVO »

Président  du MORBA, un mouvement politique à Porto-Novo, Hyppolite  Dassi est un élu local du 3ème arrondissement de la capitale politique du Bénin. Il réagit ici par rapport aux nouvelles adhésions à la mouvance présidentielle sans occulter la question des prochaines élections. 

Monsieur le président, quelle lecture faites-vous des nouvelles adhésions à la mouvance présidentielle

Il est vrai que des vagues de démissions s’observent ces derniers temps au sein de l’Union fait la Nation. Mais en réalité, ce n’est pas des démissions mais plutôt des retraits de l’UN ou des ruptures de contrats. Ce qui est normale. Mais l’opposition en question existait-elle vraiment ? Je pense tout simplement que c’est non. Parce que l’UN qu’on a connue pendant les élections présidentielles passées et autres sont constitués des personnes qui ont géré ce petit pays le Bénin pendant plus de vingt-cinq ans et ont tous fait ce qu’ils reprochent aujourd’hui au régime du changement. Ils ont même fait pires.

Mais puisqu’ils ne sont plus là, ils font tout pour saboter Yayi et son gouvernement et pour mettre en mal la bonne gouvernance à laquelle s’attèlent Boni Yayi et son nouveau gouvernement. Même les nouvelles réformes mises en œuvre pour remettre le pays sur orbite sont mal vues. Vous savez par exemple que pendant qu’ils étaient au pouvoir, la douane d’une Moto Djènanan était à plus de 180.000 francs CFA et seuls les riches pouvaient s’en procurer. Mais à son arrivée, l’actuel chef de l’Etat, le Dr Boni Yayi a réduit le coût de la douane jusqu’à 15.000 francs CFA pour toutes les motos quatre temps. Ceci au grand bonheur du peuple béninois à qui il a promis le bien-être et la prospérité partagée.

Aujourd’hui, tout le monde peut s’en acheter. Ce qui n’était pas le cas quand ceux qui se réclament aujourd’hui de l’opposition géraient le pays. C’est dire donc que s’il y avait 5000 motos en leur temps, aujourd’hui, on peut compter plus de 30.000>

En plus des réformes engagées dans plusieurs secteurs sensibles de l’économie nationale, on peut citer la gratuité de  l’école, les soins sanitaires aux petits enfants, la gratuité de la césarienne et j’en passe. Vous savez, une opposition vraie ne doit pas mentir au peuple pour se faire une place dans le microcosme politique.

Mais malheureusement, c’est ce à quoi on assiste aujourd’hui. Ils ont choisi de faire révolter le peuple contre le régime en place pour prendre sa place. Savez-vous que c’est un député de l’opposition qui a rédigé la lettre que le père de Dangnivo a envoyée au chef de l’Etat ? Ils ont adopté l’art de mentir, d’intoxiquer et de manipuler le peuple et même les membres de la famille éplorée qui pleurent encore le disparu. L’opposition n’existe donc pas parce que la vallée n’a pas besoin de la pluie pour produire et d’ailleurs, elle peut même le faire en tout temps. Mais ce que je considère comme opposition aujourd’hui, c’est celle-là qui est malsaine et qui se retrouve dans les poils de Yayi. C’est certains de ces alliés qui agissent contre les actions de son programme et qui sont contre ses vertus. Les vrais opposants de Yayi, ce sont ces soit disant leaders politiques de la mouvance au Bénin.

En tant que conseiller Fcbe, comment voyez-vous les prochaines joutes électorales municipales et locales au sein de la mouvance à Porto-Novo ?

Les rumeurs circulent et font état de ce que le Prd serait divisé. Mais, même si tel est le cas, parce que le maire Moukaram veut revenir coûte que coûte et est même prêt à miser le gros lot pour se faire imposer par Houngbédji pour un second mandat et que de l’autre côté, les Goun, Torri et Sèto se battent pour faire respecter le principe de l’alternance Goun-Yoruba tous les cinq ans, instauré par Houngbédji, le Prd aura encore la part de lion au terme des prochaines élections en nombre de membre conseillers aussi bien municipaux que locaux.

Car la gangrène continue d’affecter la famille de la mouvance présidentielle à Porto-Novo. En 2008, c’était le RMP présidé par Jacques Migan et soutenu par Atao Soufiano et le GDA de Issa Badarou qui avaient livré une longue et froide guerre de leadership à Schanou Sofiath qui voulait qu’on lui reconnaisse le titre de première responsable de la mouvance dans la 19ème circonscription électorale et plus particulièrement à Porto-Novo. Chacun d’eux se faisaient des coups bas à travers mensonges, diffamations, discrimination et faux jeux de communication qu’ils faisaient orchestrer par des sinistrés politiques comme eux.   Aujourd’hui, le même scénario s’annonce et va beaucoup plus fragiliser l’électorat du président Boni Yayi qu’en 2008. Ces sinistres politiques se sont regroupés dans des groupes chocs chèques et dans des mouvements et collectifs fantômes sans base ni fondation. D’autres vendent des illusions et alimentent le mensonge pour pêcher de nouveaux ministres, de nouvelles autorités et des politiciens en perte de vitesse. D’autres encore posent des actions stériles, se vantent et orchestrent des contrôles évaluations des structures qu’ils dirigent pour prouver à tort qu’il sont bons et gagner les chances de promotion ou tout au moins d’être maintenus à leur poste.

Mais ce qui est marrant dans tout ça, c’est qu’ils ont tous un point commun, celui de n’avoir pas été au début, parmi ceux qui ont mouillé le maillot en 2006. Ils sont tous rentrés véritablement dans le jeu après et se voient obligés de procéder de la manière la plus indigne pour être bien lotis et bien recasés. Par contre, nous autres qui avions risqué nos vies et avions combattu le Prd depuis 1991 lorsque la plupart de ces sinistres politiques y étaient encore ou étaient au PCB, au Madep, à la RB, etc.

Nous sommes là et nous observons parce que tout ce que nous avons fait jusque-là, est fait par conviction. Et cela, nous le devons au professeur Albert Tévoèdjrè à qui nous rendons un grand hommage. Mais ce qui est dommage est que ces nouveaux ministres de la refondation se sont laissés manipulés et rentrent dans le jeu. Et du coup, la refondation est mal partie à Porto-Novo. Elle a du plomb dans l’aile.

Comme vous le faites souvent, pouvez-vous nous dire le profil du prochain président du Bénin ?

Nous n’avons pas le don de quoi que ce soit. Seulement, nous avons appris à faire l’arithmétique  et le marketing politiques. Ce sont ces facteurs que nous savons bien faire qui nous permettent de réaliser celui qui peut avoir l’approbation du peuple pour diriger le pays. Mais avec la révolution fabuleuse que Yayi a instaurée, n’importe qui ne peut plus gérer ce pays. Si ce n’est quelqu’un qui est déjà dans le système. Seul le meilleur des meilleurs et comme dans tout jeu de carte, on parle de l’AS des ASS, alors il s’agira ici aussi du meilleur des ASS qui est dans tout jeu de carte, l’AS de P.I.K.

Et qui voulez-vous identifier par là ?

Que celui qui a de l’intelligence pour comprendre comprenne. Je vous remercie.

Propos recueillis par Kola PAQUI (Cor./O-P)

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Cet article a été relayé par un programme informatique depuis le site L'autre Fraternité. Jolome News n'offre aucune forme de garantie sur le contenu de cet article.

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