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Santé :Les maladies de la prostate

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Santé :Les maladies de la prostate

Publié le 04 mai 2012.

Appareil génital mâle avec en évidence, la prostate

Confondues à la prostate, la glande à laquelle elles sont liées, les maladies prostatiques font partie du quotidien d’un bon nombre de Béninois. Concernant uniquement les hommes, ces affections dont les plus fréquentes sont des tumeurs et ont nom l’hypertrophie bénigne et le cancer de la prostate, touchent le plus souvent les hommes à partir de la cinquantaine. Urologues-andrologues au Centre national hospitalier et universitaire-Hubert Koutoukou Maga (Cnhu-Hkm) de Cotonou, les Dr Michel M. Agounkpé et Olivier Dandjlessa ont bien voulu éclairer l’opinion sur ces deux affections masculines.

De la taille d’une noix (3cm de haut et 2,5 cm de profondeur), de 15 à 25 g à l’âge adulte, la prostate est une glande strictement masculine. Située au carrefour uro-génital, c’est un organe qui participe à la fonction sexuelle, c’est-à-dire à la formation du sperme. Elle se trouve sous la vessie et autour de l’urètre, le canal qui permet l’écoulement de l’urine de la vessie jusqu’ à l’extrémité de la verge. Très petite à la naissance, elle prend du volume à la puberté et subit une seconde période de croissance après l’âge de 60 ans.

Augmentant avec l’âge, la prostate expose les hommes, à partir de 50 ans, à de multiples troubles dont les plus fréquents sont outre la prostatite, l’hypertrophie bénigne et le cancer de la prostate. Selon le Dr Michel M>

Agounkpé du Cnhu-Hkm, l’hypertrophie bénigne de la prostate survient dans l’évolution normale des choses. Dans le cas du cancer de la prostate, si elles ne sont pas connues avec précision, des causes comme l’hérédité, l’environnement ou l’alimentation et la race interviennent comme des facteurs favorisants. Pour illustrer ses affirmations, le Dr Agounkpé cite une étude selon laquelle les Asiatiques restés en Asie font moins de cancers de la prostate que les Asiatiques vivant aux Etats-Unis.

Pour le cas de la race, il a été prouvé aux Etats-Unis, toujours selon lui, que les Noirs ont beaucoup plus de prédispositions à développer le cancer de la prostate que les Blancs. Liées à l’âge, ces maladies vont augmentant dans une société qui tend à avoir une grande espérance de vie. Il est prouvé, par exemple, que « 80% des hommes à 80 ans développent la maladie prostatique et 100% des hommes après 100 ans font un cancer de la prostate». Mais cela peut ne pas s’exprimer avant la mort.

Les signes qui doivent alerter

Selon le Dr Olivier Dandjlessa, certains signes doivent alerter et inciter à se rendre à l’hôpital pour une consultation. Des envies fréquentes d’uriner avec difficulté à s’exécuter, une baisse de la pression du jet, quelques gouttes d’urine subsistant après la miction sont quelques uns de ces signes. Le sujet atteint peut se réveiller trois fois et plus au cours d’une même nuit. Il peut arriver aussi que la vessie se bloque et oblige le malade à se rendre de toute urgence à l’hôpital.

Traitement et hygiène de vie

Selon le Dr Olivier Dandjlessa, le traitement peut être médical ou chirurgical selon l’affection et son stade d’évolution. Il existe aussi plusieurs types d’opération et la technique d’opération dépend du volume de la prostate déterminé à l’échographie. D’où la nécessité selon les médecins de ne pas perdre une seule minute en allant vers le médecin qu’il faut, c’est-à-dire un urologue qui est le spécialiste de ces affections.

C’est à l’urologue en effet, après examen, de déterminer si le patient doit faire des analyses plus poussées. Car des examens normaux peuvent, après analyses sanguines ou échographiques, révéler la maladie. En matière de prévention, la première hygiène de vie selon les deux spécialistes, consiste à ne pas garder les urines.

Toute envie d’uriner doit être immédiatement satisfaite. Les médecins conseillent vivement à tout homme, à partir de 45-50 ans, de se faire examiner par un urologue, au moins une à deux fois par an. « Même si l’on n’a rien, on doit le faire », insiste le Dr Agounkpé. Car, souligne-t-il, « ce n’est qu’au cours de l’examen physique qu’on pourra déterminer s’il y a une augmentation de la taille de la prostate ou si cela évolue vers un cancer ». Il est également conseillé de boire beaucoup d’eau et de consommer beaucoup de fruits.

Flore S. NOBIME et Odile A. DJEGUI (Coll)

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    Cet article a été relayé par un programme informatique depuis le site L'Evénément Précis. Jolome News n'offre aucune forme de garantie sur le contenu de cet article.

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