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Premier tour de l’élection présidentielle de 2011 : Houngbédji se voit devant Yayi

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Premier tour de l’élection présidentielle de 2011 : Houngbédji se voit devant Yayi

15 mars 2011  

Contrairement à ce qui se dit depuis le dimanche 13 mars 2011, au soir du premier tour de l’élection présidentielle de 2011, Adrien Houngbédji ne s’avoue pas vaincu par son principal challenger, Boni Yayi. Mieux, dans sa déclaration d’hier lundi 14 mars 2011 au siège de l’Union fait la Nation à la villa Laïco à Cotonou, le candidat de l’UN se voit devant le président sortant.

A partir d’une démonstration basée sur les chiffres obtenus par l’Union fait la Nation, après le décompte des suffrages dimanche dernier, Adrien Houngbédji a déclaré, hier lundi 14 mars 2011, qu’il occupe le premier rang du premier tour de l’élection présidentielle. «La majorité est restée à la majorité…Je veux rassurer les populations béninoises qu’à l’heure où nous sommes, aucune cantine n’a été encore ouverte à la Commission électorale nationale autonome. C’est par respect aux institutions compétentes à donner les résultats et notre volonté de garantir la paix que nous ne donnons pas encore les grandes tendances issues de l’élection de dimanche », a souligné le candidat de l’UN. Et en terme de grandes tendances, Adrien Houngbédji a révélé qu’il est en tête dans l’Ouémé à 80%, dans le Plateau à 70% et qu’il est majoritaire à Cotonou, à Abomey-Calavi, à Godomey, dans le Zou et dans le Couffo. Les résultats du département des Collines sont partagés, a-t-il signifié. Adrien Houn-gbédji a aussi ajouté que l’UN a en sa possession les résultats du principal challenger qu’est Boni Yayi qui n’est qu’à 70% dans son fief. D’où sa conclusion de se dire être en tête des quatorze candidats au départ du premier tour.

De l’intoxication dénoncée

Après avoir dit sa vérité sur les grandes tendances issues du premier tour de l’élection présidentielle de dimanche dernier, Adrien Houngbédji a dénoncé une certaine intoxication qu’il a constatée depuis le jour du scrutin. «Il y a de grandes manœuvres de la part de Boni Yayi qui ont commencé sur des chaînes de télévision et de radiodiffusion prétendant qu’il n’y aura pas un second tour de l’élection présidentielle. Pourquoi alors pousser les populations à la violence ? », a dénoncé le candidat unique de l’UN. Ce dernier ne s’est pas empêché de féliciter les populations béninoises qui, malgré tous les dysfonctionnements liés à la Lépi, sont restées calmes et pacifiques, égales à elles-mêmes dans leur volonté d’aboutir à une démocratie apaisée, sans violence et sans trouble pendant le vote de dimanche. Pourtant, a ajouté Me Houngbédji, ce n’est pas les motifs pouvant pousser les populations béninoises à l’extrême qui ont manqué. «Il n’y a pas eu de liste électorale publiée, source principale de fraude. Il y a eu, pendant le scrutin, des ruptures de bulletins de vote. Il y a eu des bourrages d’urnes avec des bulletins pré-estampillés. Il a eu des paiements en espèces sur les lieux de vote pour orienter le choix des populations. Il a été constaté l’installation de bureaux de vote fictifs ; que seulement 84.000 citoyens délaissés par la Lépi sur les 284.000 reconnus par la Cps/Lépi inscrits dans les cahiers ont été enrôlés pendant le ratissage. Tout cela aurait pu amener aux troubles>

Malgré cela, le vote a eu lieu dans la paix », a souligné Adrien Houngbédji. Il n’a pas manqué de mentionner, dans le registre des tentatives de fraudes, qu’un député et un chef d’arrondissement ont été pris en flagrant délit. Et pour la suite du processus, il appelle les populations béninoises à rester sereines car «la majorité est restée à la majorité».

Déclaration de Me Adrien HOUNGBEDJI, Candidat unique de l’UN

Cotonou 14 Mars 2011, Villa Laïco, à côté du Bénin Marina Hôtel

Chers compatriotes,

Je voudrais d’abord exprimer à l’endroit du peuple béninois toutes mes félicitations et toute ma fierté pour le comportement exemplaire qui fut le sien pendant cette journée d’élection présidentielle.

D’une manière générale, notre peuple est resté égal à lui-même dans sa volonté d’aboutir à une démocratie apaisée. Ni violence, ni trouble alors que les motifs de mécontentement et d’excitation n’ont pas manqué.

Dois-je rappeler qu’à cette élection, il n’y a pas eu de liste électorale et que cette lacune est une source principale de fraude?

Dois-je rappeler qu’à maints endroits, des ruptures de bulletins de vote ont été signalées, contraignant les électeurs à se retirer chez eux?

Dois-je rappeler également les bourrages d’urnes avec des bulletins pré estampillés et des paiements en espèces trébuchantes sur présentation des bulletins vierges retirés des bureaux de vote ?

Dois-je encore rappeler les milliers de bureaux de vote fictifs dus au fait que la liste des bureaux de vote n’a pas été non plus publiée ?

Et enfin, car c’est le principal, dois rappeler que seuls 84000 de nos concitoyens ont pu être enrôlés au dernier moment alors que de l’aveu même de la CPS LEPI, il y a en avait 284000.

Tout cela aurait pu contribuer ailleurs qu’au Bénin à des situations très difficiles. Nonobstant, le vote a eu lieu dans la paix.

Et ces résultats devaient être des résultats sans surprise malgré toutes ces fraudes.

Je voudrais attirer l’attention sur le fait qu’à aucun moment, il m’a été signalé qu’un responsable de l’opposition ait été pris en flagrant délit de fraude. Alors que nous pouvons dire qu’un député, qu’un Chef d’arrondissement appartenant à la mouvance présidentielle ont été pris en flagrant délit de fraude et arrêté.

Résultats sans surprise : nous sommes majoritaires dans le pays et nous sommes restés majoritaires. La majorité est restée à la majorité.

Et c’est pour cela que depuis quelques heures, une grande manœuvre d’intoxication a commencé par voie de tract, puis à la télévision et la radio prétendant qu’il n’y aurait pas un deuxième tour d’élection présidentielle.

Je voudrais vous rassurer mes chers compatriotes Béninois, qu’à l’heure où nous parlons, pas même une cantine n’a encore été ouverte à la CENA.

C’est par notre volonté d’avoir une démocratie apaisée qu’à toutes les élections présidentielles, tous les candidats se sont abstenus de proclamer les résultats avant que les tendances ne fussent données par la CENA et avant que la cour constitutionnelle ne confirmât ces grandes tendances.

Eh bien le régime de Yayi BONI aura innové, y compris dans ce domaine puisqu’il est à l’origine des bruits qui courent, qu’ils veulent qu’il n’y ait pas de deuxième tour. Comment cela est-il possible ?

Les résultats nous les connaissons, les grandes tendances nous les avons, nous n’en avons pas parlés.

Dans l’Ouémé, une majorité consolidée de 80%, dans le plateau une majorité accrue passée à près de 70%. A Cotonou nous sommes devenus majoritaires grâce à la dynamique de l’Union fait la Nation.Idem à Calavi et à Godomey. Dans le Zou où j’étais inexistant, je suis devenu majoritaire. Dans le Couffo où je n’existais pas, je suis devenu majoritaire également. Et dans les collines, des résultats partagés.

Voilà les grandes tendances. Le respect des institutions, le respect de la CENA, le respect de la cour constitutionnelle veut qu’on n’entre pas dans les détails.

Mais cela, nous le savons depuis la fin de la nuit dernière. De même que nous savons les résultats obtenus par Yayi BONI. Dans le fief où il est sensé obtenir le plus nous savons, c’est 70% qu’il a obtenu.

Alors pourquoi pousser à la frustration? Pourquoi pousser à la violence ?

Mes chers compatriotes je voudrais vous demander de rester calmes, de rester sereins et de laisser aux institutions en charge de donner les résultats de le faire.

Et je suis persuadé que la majorité restera la majorité et que l’Union fait la Nation et son candidat sont premiers à cette élection.

Je vous remercie.

Présidentielle de mars 2011 : Le vote par dérogation menace la régularité du scrutin

La crédibilité du vote du dimanche 13 mars 2011 est menacée. En l’absence de liste électorale par endroits, des milliers d’électeurs ont voté en dehors de leur liste normale, ce qui annonce un nid de fraudes préjudiciables à certains candidats. Les dénonciations vont déjà bon train et seule la Cour Constitutionnelle pourra trancher.

La Cour Constitutionnelle devra départager les candidats et les électeurs qui ont voté par dérogation. Car, cette porte ouverte par la Cena pour régler le problème de distance créé par la Lépi n’a pas permis de faire des contrôles nécessaires. Le vote par dérogation tel que constaté n’a pas été assujetti à la présentation préalable d’un ordre de mission ou d’un document qui empêche l’électeur de voter là où se trouve sa liste. Il a été dit que les électeurs qui opèrent par dérogation laissent sur les lieux leur carte d’électeur. Or, dans plusieurs zones, les cartes d’électeur n’ont pas été délivrées en un seul exemplaire pour certains. Mieux, il a été constaté au moins un cas d’interpellation où l’électeur a voté sans qu’on ne regarde la photo. Et c’est lorsqu’il a échangé la carte avec un autre qu’on a pu le prendre. Mais dans les cas où on peut voter sans la présence de la liste qui authentifie la détention de la carte par l’électeur, voilà une porte ouverte. L’autre chose est que certains ont dénoncé la détention de cartes d’électeur par des personnes qui ne seraient pas des Béninois. Comment a –t-on pu contrôler tout cela dans les localités reculées. Surtout que par endroits, on a voté jusqu’à 23 heures. Rien ne permet ainsi de déceler les fraudes. Il y a là des irrégularités qui entachent le vote par endroits. Surtout que dans ces milieux, les chiffres de suffrages sont encore énormes. La Cour devra statuer sur ces cas dans la mesure où dans certaines localités, bien que la Cour ait décidé de la dérogation, il a été refusé à des électeurs de voter par dérogation. Ils ont poiroté jusqu’à la fermeture des bureaux de vote.

Il faut ajouter à ce phénomène de vote par dérogation que d’aucuns qualifient déjà d’irrégularité, la création de bureaux de vote complémentaires dans certains départements à l’insu du Coordonateur national de la Céna envoyé dans ces départements. Le coordonnateur a même dénoncé le convoyage de bulletins de vote et urnes complémentaires vers des localités dont il n’a pas été au courant. Et les scores avancés dans cette zone crèvent l’œil en faveur d’un candidat. Il y a là plusieurs éléments qui font que les chiffres avancés ça et là doivent être gardés très provisoirement parce que des annulations par la Cour ne sont pas exclues. Et ceux qui parlent de la menace d’une remise en cause du scrutin à cause de l’ampleur des irrégularités croisent les doigts et attendent aussi la Cour Constitutionnelle.

Guy Constant Ehoumi

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Cet article a été relayé par un programme informatique depuis le site La Presse du Jour. Jolome News n'offre aucune forme de garantie sur le contenu de cet article.

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