Edition béninoise: plus de 30 journaux en temps réel !
Revue de presse Lettre ouverte Conseil des ministres AfriqueCultureDiplomatieEconomieEditorialEducationLe MatinalLiens UtilesMondePolitiqueRubriquesSantéSanté & EnvironnementScience et TechSociétéSportArchives Futu Xélu !! 
Populaires en ce momentSébastien AjavonAdrien HoungbédjiEmmanuel AkponaMathurin Nago

Boycott du message du Chef de l’Etat par l’opposition : Yayi doit comprendre qu’il y a un malaise

La Presse du Jour - Article original. Indexé le dans Politique.
Applications mobile iOS et Android
Pharmacies de garde dans plusieurs pays africains
Et bien d’autres fonctionnalités!

Boycott du message du Chef de l’Etat par l’opposition : Yayi doit comprendre qu’il y a un malaise

29 décembre 2011  

 

Le Président Boni Yayi doit comprendre qu’il a encore du chemin à faire au plan du dialogue politique. L’absence de l’opposition à la présentation de son message le mardi 27 décembre 2011 au Parlement l’interpelle à plus d’un titre, n’en déplaise à ses partisans qui parlent d’une obligation de présence de leurs collègues absents.

 

Le Bénin est toujours malade politiquement. Et c’est bien un secret de polichinelle de le rappeler. Tout le monde le sait et, visiblement, des gens travaillent au jour le jour pour que cela perdure espérant couvrir les cris d’une frange de la population qui n’accepte pas la gestion actuelle du pays. Les récriminations de l’opposition sont elles totalement fausses? Voilà l’une des questions qu’il faut se poser. Est-ce qu’il n’y a pas eu des surfacturations dans certains dossiers au Bénin ? Est-ce que la Lépi n’a pas exclu des Béninois ? La justice n’est-elle pas à double vitesse dans certains dossiers ? Est-ce que le Parlement fait son travail comme il se doit vis-à-vis de l’Exécutif qu’il a le devoir de contrôler ? Est-ce que contrôler le gouvernement c’est le caresser dans le sens du poil ? Est-ce que c’est se plier à la volonté ou au programme de celui qu’on veut contrôler ? Quand est-ce que le Parlement fera une enquête réelle, inopinée et profonde sur le Programme d’investissements publics (Pip) depuis 2006 à nos jours ? Car, là au moins, le gouvernement est d’avis qu’il y a des chantiers abandonnés, inachevés que l’on a déclaré achevés et réceptionnés. Voilà des situations que l’opposition dénonce depuis l’affaire des machines agricoles, de la Sonapra, et de la Cen-sad. Est-ce que si rien n’est fait pour corriger la gouvernance dans ce sens, on peut avoir la conscience tranquille et dire qu’on ne se reproche rien, que tout va bien et que les autres sont dans l’erreur ? Lorsqu’on est ensemble et que l’on parle tout le temps des mêmes choses et que le partenaire promet de se corriger sans jamais le faire, que faire ? Doit -on condamner les opposants qui estiment qu’il est inutile de continuer de s’asseoir avec le partenaire si tant est qu’il peut vous suivre par d’autres canaux>

Voilà la réalité actuelle de la politique béninoise entre la mouvance et l’opposition.

 

Yayi doit agir

 

Si les deux camps sont responsables de la persistance du malaise, il revient au Chef de l’Etat qui est garant de l’unité nationale à travers la Constitution de poursuivre la mise en place d’un cadre formel de dialogue politique. Ce serait déjà un grand pas. Au lieu de laisser croire qu’il n’y a aucun problème et que ceux qui boycottent les grandes rencontres et cérémonies officielles sont dans l’erreur. Cela doit vraiment interpeller lorsque l’opposition boycotte une activité. Si la paix s’est entre temps enracinée au Bénin, c’est parce que le Président Mathieu Kérékou a su gérer les relation mouvance et opposition. Il a toujours su accorder à l’opposition sa place, parfois à son corps défendant et contre la position de ses partisans. L’historique conférence des forces vives de la Nation en est une preuve tangible. Le Président Kérékou s’est même opposé à ceux qui voyaient le pouvoir leur échapper et qui voulaient faire capoter la conférence. Dès lors le Président Kérékou a accordé à chaque camp son espace, ce qui a contribué au maintien de la paix. Mais aujourd’hui, il est évident que le Bénin n’est pas en paix véritable. Des régions dénoncent constamment la marginalisation ou l’abandon de leur localité au profit d’autres. Dans l’administration ce n’est pas la bonne entente entre les travailleurs de différentes régions. Il n’y à qu’à lancer une enquête sociologique, conduite par des personnes averties et non téléguidées, pour se rendre compte de l’ampleur du malaise. Et ce qu’expriment les hommes de l’opposition, au-delà de leurs intérêts personnels qu’ils cherchent à sauvegarder et qu’on n’ignore pas, est assez profond. Ce sont quand même les figures emblématiques de la politique béninoise depuis le renouveau démocratique de 1990. On ne peut donc pas ne pas tenir compte de leur contribution à la construction de la démocratie actuelle.

 

Euloge Badou

.
Cet article a été relayé par un programme informatique depuis le site La Presse du Jour. Jolome News n'offre aucune forme de garantie sur le contenu de cet article.

Ajouter votre commentaire


Publicité -  Jolome Bénin © 2007-2014 - news (arobase) jolome.com