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Non paiement du loyer et rébellion à une décision de justice : Le Gouvernement béninois et le Pnud au cœur d’un scandale (Une veuve de 82 ans spoliée appelle au secours)

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Non paiement du loyer et rébellion à une décision de justice : Le Gouvernement béninois et le Pnud au cœur d’un scandale (Une veuve de 82 ans spoliée appelle au secours)

22 octobre 2010  

Quand l’Etat, premier garant des droits et protecteur des citoyens se retourne contre ceux-ci en se comportant en véritable délinquant, le mot n’est pas trop fort, que faut-il en conclure ? Et quand dans ce qu’il convient de considérer comme un scandale, l’on cite une institution aussi respectable que le Pnud béninois, n’y a-t-il de quoi s’arracher les cheveux ? Et pourtant !

Il y a des choses qu’on aurait aimé ne jamais écrire ou dire. Par pudeur. Malheureux dans cette affaire qui fait la honte de l’Etat béninois, disons de tous les Béninois, ne pas agir serait synonyme de non assistance à personne en danger. Mais avant de revenir sur le drame familial qu’il y a dans ce dossier, intéressons-nous d’abord à ce qui nous concerne tous, en tant que citoyen de ce pays. Si rien n’est fait dans les prochains, une institutionnelle internationale respectée et respectable, dont la Représentation nationale a fait tant de bonnes choses à notre pays, pourrait se retrouver dans de sales draps. Pour dire les choses de façon claire, la Représentation résidente du Programme des nations unies pour le développement cour le risque d’être chassé des locaux qu’elle occupe comme une vulgaire institution si elle n’arrivait pas à obtenir de l’Etat qu’il accepte de payer ne serait-ce qu’une partie du loyer qu’il doit au propriétaire des lieux sur une vingtaine d’années>

Vous avez bien lu ! Depuis une vingtaine d’années, l’Etat béninois qui a loué au profit du Pnud les locaux abritant l’institution n’a pas payé une centime aux propriétaires, un couple béninois qui pensait avoir là de quoi soutenir leurs vieux jours. Mais pour eux, le projet de voir eux et leurs enfants profiter des fruits de leurs investissements quand ils seront plus en mesure de travailler s’est transformé en cauchemar. Parce que l’Etat béninois, à travers ses gouvernements successifs, en a décidé ainsi, se comportant comme un vulgaire délinquant qui refuse de payer ses dettes, qui se rebelle contre une décision de justice et qui se prend du plaisir à voir une veuve de quatre-vingt-deux ans mourir dans le dénuement. Alors qu’elle a des centaines de millions qu’on refuse de lui payer.

Cet Etat qui tue ses enfants

Le drame dans cette affaire, disions-nous plus haut, est que celui là même qui a sué sang et eau pour pouvoir vivre ses vieux jours et laissé un héritage à sa progéniture a fini par trépasser. Conséquence, des enfants qui étudiaient à l’extérieur et qui durent rentrer faute de soutien ; des enfants qui cahin cahan ont dû aller à des centres d’apprentissage pour apprendre un métier et qui n’ont même pas aujourd’hui le minimum pour s’installer. C’est dire que le quotidien de cette famille est un calvaire depuis la mort de M.Joseph da Trinidad. Et pourtant, il se sera battu pour arracher ce qui lui appartient. Il se sera battu avec son épouse aussi bien seule qu’avec le soutien d’avocats émérites de ce pays tels que Edgar-Yves Monnou qui ne put pousser le dossier loin une fois devenu député puis ministre! Mais déjà en 1991, il appelait l’attention du Ministre des Finances sur la délicatesse de ce dossier qui a abouti le 14 mars 1991 à une ordonnance du juge des Référés du tribunal de céans prononçant l’expulsion de l’Etat béninois et des occupants de son chef, le Pnud pour défaut de paiement d’arriérés de loyers évalués à 40.500.000 FCFA au 30 décembre 1990. Il appelait également l’attention sur « la particularité de ce dossier dont les éléments appellent un règlement urgent pour la sauvegarde de l’image de notre pays auprès du siège de Pnud à New-York et des autres organisations internationales» Plus de vingt ans après rien n’a bougé. Et, à l’allure où les choses vont c’est ce qu’il craignait pour notre pays depuis 20 ans qui risque de se passer, victimes, Avocats et autre personnes de bonne volonté ayant décidé de mettre les pieds pour forcer la main au Gouvernement béninois ou à défaut au Pnud dont on a dire sur la bonne foi. Ce sera dans notre prochaine livraison, car il s’agit là, comme nous disions au début d’un cas d’assistance à personne en détresse auquel nous convions toutes les personnes pour qui la justice a encore un sens. Déjà dans une correspondance du 05 octobre 2010, Me Severin-Maxime Quenum a saisi le représentant résident du Pnud pour le prévenir quant à ce qui pourrait être le triste développement de cette affaire dans les prochains jours

Grégoire Amangbégnon

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Cet article a été relayé par un programme informatique depuis le site La Presse du Jour. Jolome News n'offre aucune forme de garantie sur le contenu de cet article.

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