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L’heure de nous- même !

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L’heure de nous- même !

23 novembre 2010  

Le manifeste du cinquantenaire des indépendances africaines a tenté de définir les bases du développement de l’Afrique. Les acteurs de la conception de ce nouveau départ sont d’une grande notoriété intellectuelle. En ce qui concerne la part du Bénin, on dénombre, une brochette d’hommes d’expériences qui sont encore aux affaires. Entre la parole et l’acte, il y a un écart que les vers et les rimes ne peuvent pas combler. Le point 18 du manifeste impose une dissertation actualisée. Il stipule en termes d’engagement contractuel :  » Les solutions viendront principalement de nous, hommes et femmes d’Afrique résolus à prendre nos responsabilités. Nous voulons construire en ce début du XXI siècle et un demi-siècle après l’accession à l’indépendance politique, une Afrique audacieuse, juste et prospère, nourrie par le dialogue pacifique de ses identités multiples et en pleine conscience de la place qui lui revient dans les défis de la mondialisation « . Ainsi par ce point 18, l’intelligentsia d’Afrique semble écouter le tocsin de la raison. Si ce ne sont pas que de vers, on peut s’interroger si la terre qui a accueilli ce symposium est prête à engager le début du parcours. Peut-être que non>

D’abord le premier d’entre les Béninois a touché à une identité culturelle du pays en s’attaquant à la jarre trouée. Ce n’est pas admissible car le contexte historique de la jarre trouée n’autorise pas une blague de mauvais goût. Plus qu’un symbole, la jarre percée a une signification propre et figurée. La symbolique signifie qu’on ne construit pas, isolé, une nation. Pour la construire ou la reconstruire, on a besoin de toutes les compétences. Chacun devant jouer sa partition dans le domaine de son excellence révélée. Cette incartade présidentielle qui intervient en plein symposium prouve que l’Afrique est encore mal partie parce qu’elle n’a pas encore compris qu’elle doit trouver les solutions dans son Histoire. Aucun pays au monde ne s’est développé en rasant les vestiges de son histoire. Par conséquent, pour relever le défi de la mondialisation, l’Afrique ne doit pas proposer la destruction de ses musées pour y construire des centres de recherches sur le développement des vers de terre, par exemple ! Un peuple qui méconnaît son histoire est sans identité, sans conscience. Les historiens qui s’attablent autour du Président de la République le savent mais craignent pour leur poste et préfèrent s’arc-bouter autour de leurs primes que de relever un chef pris en flagrant délit de méconnaissance de l’histoire de son peuple. La refondation à laquelle le chef de l’Etat aspire, le roi Guézo, bien avant lui avait esquissé ce désir constitutionnel. C’est bien la symbolique de la jarre trouée qui sous-tend cette architecture dans le royaume de Danxômè, aujourd’hui partie intégrante de la République. Le point 18 est vite violé consciemment ou inconsciemment par les acteurs. C’est une grosse déception. A moins que l’audace suggérée soir de raser de la mémoire collective pour la remplacer par la mémoire du néocolonialisme. La Chine, symbole de l’émergence endogène, tout en s’ouvrant au monde a conservé ses valeurs culturelles. L’audace qui ne s’inscrit pas dans l’histoire est une peur vernie par un faux courage. Pour construire le nouveau demi-siècle l’Afrique a besoin de formater ses enfants dans l’histoire de  » dedans  » et non de  » dehors « . Les programmes scolaires doivent mettre en valeur la bravoure de nos héros. Pourquoi ne doit -on pas enseigner  » Guézo « , l’artisan de la révolution agricole ? N’en déplaise à ses détracteurs modernes, Guézo fut une Force Cauris pour un Danxomè Emergent.

Le Point 20 vient ajouter que la poésie du manifeste n’a impacté personne, en tout cas pas les dirigeants du pays d’accueil du symposium :  » …Nous veillerons, …, à ce qu’aucune rupture ne vienne entraver les avancées de la démocratie, l’évolution scientifique, le progrès économique et social et les valeurs culturelles qui constituent le terrain humain primordial et le but ultime de tout développement « . Ce point vient corroborer le développement précédent et suggère une remise en cause profonde à travers une prise de conscience nationale. Le Professeur Tévoédjrè a l’impérieux devoir de solliciter une audience à la Marina pour expliquer à l’auteur du mépris de la jarre trouée, le sens, la portée et les perspectives de la symbolique de la jarre trouée.

Herbert Houngnibo

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