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Entretien avec le professeur Alain Burlaud, DG/Intec : « Le Cfpc-Cnam nous donne entièrement satisfaction »

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Entretien avec le professeur Alain Burlaud, DG/Intec : « Le Cfpc-Cnam nous donne entièrement satisfaction »

25 mai 2009  

Le professeur Alain Burlaud, Directeur général de l’Institut national des techniques économiques et comptables (Intec), un établissement public français hébergé par le Centre national des arts et métiers de Paris (Cnam) a achevé le samedi 23 mai dernier une mission d’évaluation au Bénin.  Au cours de cette mission, il a, entre autres,  rencontré les responsables du Centre de formation professionnelle continue de Cotonou (Cfpc-Cnam) qui est une structure du Cnam. En dehors de quelques difficultés surmontables relevées dans le fonctionnement du Cfpc-Cnam, M. Alain Burlaud s’est dit satisfait du travail abattu par l’équipe dirigée par M. Adékpédjou Sylvain Akindes.

Peut-on savoir pourquoi vous êtes au Bénin aujourd’hui surtout que votre dernier passage remonte à 13 ans ?

Mon séjour au Bénin s’inscrit dans le cadre d’une mission d’évaluation du partenariat que le Conservatoire national des arts et métiers de Paris (Cnam) entretient avec le centre de formation professionnelle continue de Cotonou (Cfpc-Cnam) depuis 13 ans.

Quelles relations y a-t-il alors entre l’Institut national des techniques économiques et comptables (Intec) que vous dirigez et le Cfpc-Cnam ?

L’Intec est présent dans la plupart des pays francophones. Nous avons des centres dans 25 pays. Comme l’indique sa dénomination, notre Institut s’occupe des formations comptables et économiques. Les études comptables mènent à des diplômes qui sont très importants puisque la profession est largement règlementée. De ce fait, beaucoup de professionnels des différents pays francophones où nous intervenons préparent des diplômes français et il le font prioritairement en passant par l’Intec qui offre des possibilités d’enseignement à distance. Au Bénin, l’Intec intervient depuis un an dans le domaine des formations comptables par l’intermédiaire du Centre de formation professionnelle continue qui est en fait l’une des antennes du Conservatoire national des arts et métiers de Paris (Cnam). Mais dans les faits, l’Intec est présent au Bénin depuis beaucoup plus de 13 ans. Le centre Intec était hébergé par l’Eneam (Ecole nationale d’économie appliquée et de management). Mais à partir du moment où le Cnam a un centre à Cotonou, il était logique que ce centre représente l’ensemble du Cnam dans toutes les formations qu’il met à la disposition des étudiants béninois. Ceci explique donc le fait que le Cfpc-Cnam offre les formations comptables de l’Intec. Je dois rassurer les uns et les autres que les choses se passent en très étroite collaboration avec l’Eneam. Vous comprenez donc que tout ceci ne peut pas se faire sans le Cnam qui est un établissement public français ayant la particularité d’être national. Il est très différent des universités classiques>

L’université de Bordeaux par exemple n’accueille que les étudiants de la région de Bordeaux. Le Cnam a environ 150 centres d’enseignement dans la plupart des villes de France et puis dans un certain nombre de pays étranger dont le Bénin manifestement. Le centre de formation professionnelle continue (Cfpc-Cnam) de Cotonou est une des antennes du Cnam. Il a vocation à préparer aux diplômes du Cnam à Cotonou. Il ne peut pas le faire bien sure dans toutes les disciplines car sa taille ne permet pas de couvrir toutes les disciplines du Cnam, mais il assure les enseignements dans celles qui sont importantes pour le tissu économique local.

Après ces clarifications faites, que peut-on retenir de façon concrète  de votre mission d’évaluation ?

Notre mission d’évaluation vient 13 ans après l’ouverture du centre de formation professionnelle continue de Cotonou (Cfpc-Cnam). Elle nous a permis de faire le point sur le fonctionnement du centre et sur la qualité de prestation que lui offre le Cnam. Il est donc important de retenir que l’évaluation a été faite dans les deux sens. Il s’agit donc de voir si ce qui se fait respecte les normes et de prendre des mesures pour remédier aux difficultés rencontrées. Sur le plan pédagogique, on a globalement observé qu’il y a peu de difficultés. L’un des constats faits est que les professeurs béninois font leur travail de façon très satisfaisante. Le recrutement des étudiants ne pose pas non plus de problème. On a de très bons résultats. L’essentiel des difficultés relevées sont d’ordre administratif. La responsabilité dans ce domaine là est partagée entre le centre de formation professionnelle continue de Cotonou et le Cnam à Paris. Ce sont en fait des difficultés qu’on a l’habitude de rencontrer et qu’on a l’habitude de résoudre. Il faut bien comprendre qu’il est difficile d’assurer une sorte de continuité territoriale quand on est distant de 5000 ou 6000 Km.

A vous entendre, c’est que vous partez de Cotonou très satisfait du travail qui se fait par le Cfpc-Cnam. Est-ce à dire qu’il n’y a pas de conseils à prodiguer aux responsables de ce centre surtout pour ce qui est des difficultés relevées ?

Le centre de formation professionnelle continue de Cotonou qui nous donne déjà une grande satisfaction doit toutefois améliorer un certain nombre de procédures administratives. Etant moi-même de formation comptable, j’ai une vision un peu partisane des choses. Je pense qu’il y a aussi un travail d’amélioration de toutes les procédures comptables à faire. C’est ce que je peux modestement prodiguer comme conseils.

Votre séjour au Bénin s’est-il limité à l’évaluation du Cfpc ?

Non évidement ! Nous avons rencontré certaines autorités académiques dont par exemple le Directeur général de l’enseignement supérieur avec qui nous avons échangé sur des choses très importantes. Avec lui, il a été question du problème de la reconnaissance des diplômes français au Bénin et également de celui de la reconnaissance des diplômes béninois en France. Il est évident que les relations universitaires doivent être totalement symétriques. Ce sont des problèmes complexes. L’organisation de l’enseignement supérieur subit de très profondes transformations en France avec le passage au système Lmd. Cette transition est en train de se faire au Bénin. Nous sommes donc dans une période difficile du fait de ces réorganisations mais il est clair que l’objectif de tous, c’est que les diplômes délivrés soient reconnus de façon mutuelle sur des bases équitables. Et c’est ce à quoi nous allons travailler. J’ai eu l’occasion de donner une conférence publique sur la Réforme des Etudes Comptables.

Propos recueillis par Affissou Anonrin

Bref aperçu sur le Centre de formation continue de Cotonou (Cfpc-Cnam)

Le Centre de formation continue de Cotonou
  dirigé par M. Sylvain Akindes Adékpédjou est
  géré par l’Association béninoise pour le développement de la formation continue (Abefoc, dont le Président est le Ministre Issa BADAROU-SOULE) est l’une des antennes du Conservatoire national des arts et métiers (Cnam) de Paris. Il a pour mission de dispenser des enseignements conduisant à la délivrance de diplômes par le Conservatoires des arts et métiers de Paris et de participer au développement de la formation professionnelle supérieure au niveau régional. Le Cfpc-Cnam organise, notamment à l’intention des auditeurs déjà engagés dans la vie active des enseignements modulaires de formation professionnelle, de perfectionnement et de promotion par la formation, des enseignements spécialisés délivrés dans des conditions précises selon la filière, des actions définies, régies par législation de la formation professionnelle. Par sa finalité, son organisation, la composition et le rôle des intervenants, la formation donnée par le Cfpc-Cnam se trouve constamment au contact des problèmes, des contraintes et des besoins concrets des professions, aussi bien dans les domaines industriels que dans les domaines économiques, sociaux et administratifs.
Le programme des enseignements, les conditions d’inscription et de scolarité, la nature et les conditions de délivrance des diplômes sont ceux de tout le réseau Cnam au Cfpc Cnam.
Les principaux partenaires du Cnam sont la Ccib, le Port autonome de Cotonou, la Centrale des syndicats autonomes du Bénin, la Compagnie béninoise de navigation maritime, la Société Afrique Maritime, l’Ordre des géomètres experts, le Centre national d’essais et de recherche des travaux publics, les Centres régionaux du Cnam Paris et de Champagne Ardennes pour la Fod, l’Ecole polytechnique d’Abomey-Calavi, l’Ecole nationale d’administration et de management, l’Ecole nationale d’économie appliquée de management, l’Institut universitaire de Lokossa…
Les étudiants qui recherchent une formation complémentaire, ou souhaitent allier théorie et pratique grâce à une formation en alternance ou en apprentissage, peuvent aussi s’inscrire au Cfpc-Cnam qui ouvre à la rentrée prochaine des licences en gestion des établissements sanitaires et sociaux, en statistiques, en gestion administration et finance des PME et en gestion portuaire, en Génie civil et en électrotechnique.
N.B : Pour d’amples informations, consulter le site http://benin.cnam.fr/

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